Un suivi physique et psychologique

Le cyclisme a le vent en poupe. Malgré un contexte difficile où le sport n’est pas épargné, le vélo reste populaire et tend même à se développer: les professionnels, les compétiteurs de tous âges et surtout les cyclosportifs, chevronnés ou débutants.

Si la période hivernale est encore bien présente (le thermomètre vous le confirmera), la plupart des cyclistes ont déjà la regard tourné vers les premières compétitions ou les premiers rendez-vous de l’année. Si certains se montrent confiants, d’autres commencent à se poser des questions et s’angoisser quelque peu. La transition d’une période de travail de fond vers des entrainements spécifiques n’est pas toujours facile à gérer.

L’auto-entrainement, cela marche un temps, surtout quand vous débutez. Vous roulez plus vite, vous roulez plus longtemps, vous prenez du plaisir, la motivaiton vient toute seule. Après un moment, le niveau se stabilise et les choses se compliquent alors. Comment progresser? Quelles données dois-je prendre en compte? Quelle méthode d’entrainement utiliser? Les questions se multiplient, la motivation doit faire face à un casse-tête…

Pour progresser, quoi de plus normal, dès lors, que demander conseil à quelqu’un de qualifié, d’expérimenté: un entraineur, un coach, un préparateur physique… Voyons voir, tiens, Robin Ernst par exemple!

Robin, on ne vous présente plus dans le mileu du vélo: Vélo Club Ardennes, CC Chevigny et désormais Cycling Team Best Friends. Mais pour les autres?
“Je suis diplômé (bachelier) en éducation physique et entraineur de coureurs cyclistes depuis 2 ans. En outre, depuis janvier 2021, j’ai eu la grande chance d’intégrer la structure de Bingoal-Wallonie Bruxelles auprès de Ludivine Henrion en devenant l’entraineur des Ladies.”

Si vous deviez donner la raison essentielle de l’apport d’un coach à celui qui veut progresser?
“Je considère qu’il est primordial d’être encadré, suivi par un entraineur tant au niveau physique que psychologique. Le but de l’entraineur est d’arriver à connaître parfaitement son athlète pour lui préparer un entrainement sur mesure, lui permettre d’augmenter ses performances et atteindre ses propres objectifs.”

Vous évoquez l’aspect psychologique de l’entraînement, c’est-à-dire?
“L’entraineur doit apprendre à connaître son ou ses sportifs et eux doivent savoir l’écouter. Il doit réussir à nouer des liens de confiances avec les personnes qui courent sous sa direction. Il sait comment adapter ses interventions à l’individu et comment motiver ses athlètes selon leur personnalité. Il est en effet important de prendre en compte les besoins et les difficultés de chacun d’eux.”

Si on vous comprend bien, 10 sportifs ou 10 coureurs représentent aussi 10 préparations spécifiques?
“Oui, parce que nous sommes tous différents. D’abord, chacun a son propre emploi du temps, ce qui influe sur la disponibilité pour le sport. Ensuite, chacun présente ses qualités et ses faiblesses, le physique de l’un n’est pas celui de l’autre. Les sportifs ne réagissent donc pas tous de la même manière à l’effort et à l’intensité de l’entrainement.”

Comment gérer et assurer le suivi de ces athlètes, tous différents donc?
“Outre le côté sportif, l’entraineur joue aussi le rôle de pédagogue. Il doit être à l’écoute de ses athlètes afin qu’ils gardent leur motivation de manière permanente. Il ne s’intéresse pas seulement à l’élite mais à tous ses sportifs. Le plan d’entrainement du coach correspond à un modèle précis, destiné à un seul sportif, pas à n’importe lequel. Dès lors, il est indispensable que “l’élève” suive ces entrainements spécifiques, respecte le planning et applique les séances au bon moment.”

Comment le coach s’assure-t-il que son planning est bon et que son athlète le suit et, surtout, en tire profit?
“Une fois le plan d’entraînement établi sur mesure, le coach reste à l’écoute du sportif. La relation et l’échange doivent opérer dans les deux sens: en fonction des données et du ressenti du coureur, l’entraîneur doit conseiller, adapter si nécessaire et toujours motiver.”

Qu’est-ce qui est le plus gratifiant pour le coach ou l’entraîneur?
“C’est de voir que la relation de confiance et de travaille fonctionne. L’accompagnement s’effectue dans les bons et moins bons moments, c’est peut-être là où les qualités de l’entraineur sont importantes. Le sportif et celui qui le guide veulent atteindre les objectif fixés. S’améliorer et progresser au fil du temps et conserver le plaisir, voilà la philosophie à transmettre!”

Infos et contacts: Robinernst.coaching@gmail.com – 0498/02 28 47